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Poèmes
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Répertoire (cliquez sur le titre désiré) Ça me suffira / Pour tout An et tout anniversaire / Pari fou / L'étranger / Permissivité / Trois 7 en Ardèche / Puisque vous aimez (inédit) Et vous là bas (inédit) / Le palimpseste (inédit) / L'automate (inédit) / Les demi-lunes (inédit) / Hommage au Métier / Musique
Ça me suffira
Une marguerite, une pâquerette, Ça me suffira pour conter fleurette, À passionnément, je ferai semblant, De perdre le fil et d'être tremblant.
Et dans le genre romantique, Un beau couplet vaut un cantique.
Un murmure ment, ou une parole, Ça me suffira pour que je te frôle, À peine entendu je ferai exprès, De pencher ma tête pour être plus près.
Et pour nos moments romantiques, Je t'offre ces couplets rustiques.
Un tendre baiser, un tendre bisou, Il me suffira ce coup de grisou, Pour te conforter, te voir à ta place, J'ouvrirai les bras pour que je t'enlace.
Et dans le genre romantique, Un beau couplet vaut un cantique.
Ton doigt sur ma bouche, le mien sur la tienne, Ça me suffira pour que je contienne, Ce qu'il faut de bon pour l'inspiration, Que nos coeurs battront d'une pulsation.
Et pour nos moments romantiques, Je t'offre ces couplets rustiques.
Une main tendue, une invitation, Ça me suffira comme tentation, Et discrètement d'un pas silencieux, Tu m'emmèneras vivre sous les cieux.
Et dans le genre romantique, Un beau couplet vaut un cantique.
Une marguerite, une pâquerette, Ça nous a suffit pour conter fleurette, À passionnément nous faisions semblant, De perdre le nord tant ce fut troublant.
Et pour nos moments romantiques, Je t'offre ces couplets rustiques.
Pour tout An et tout anniversaire
Tournons la page, Prenons de l'âge, Et rien n'oppresse Si la sagesse En est l'enjeu, Vieillir un peu Devient alors Mille trésors.
1990 .......................................
Pari fou A Toi Si tu as eu en main, et d’aventure lu, L’ouvrage précédent que j’avais édité, Si tu l’as dévoré d’un appétit goulu, Je te demande là toute ton acuité.
Je sais que tu voulais que parfois je t’étonne, Hé bien reconnais le, et sois récompensée, Tu seras la voyelle, je suis la consonne, Je serai le cerveau, tu seras la pensée.
En nous réunissant pour l’articulation, Pour le rassemblement des âmes éperdues, Nous pourrons réparer la belle relation, Ces attitudes là ne sont pas défendues.
Je te suggère un lieu, un paradis aviaire, En sorte de rébus, sorte de jeu de pistes, En empruntant un peu le réseau ferroviaire, Pour aller dans un bourg où vivent des trappistes.
Et voulant t’éviter un long déplacement, Je t’attendrai dans une zone limitrophe, De ton département, dans un emplacement, Bien en vue sur le site autant que cette strophe.
Les moines font un vin pétillant en ce lieu, Et nous devrons trinquer au nom des retrouvailles, Attablés sur un banc, séparés au milieu, Par ce qu’il faut pour sûr de bonnes victuailles.
Lis attentivement, les bribes de message, Pour éviter en çà, toutes les confusions, Le chemin le plus long, ne serait pas très sage, Il en est un plus court afin que nous fusions.
Les routes en lacets, qui montent sinueuses, Vers les monts des prieurs, imposent la prudence, Aussi confie ton sort aux roues impétueuses, D’un train qui maintiendra l’allure, la cadence.
Et un bus programmé te prendra ce matin, Et t’acheminera vers la bonne station, Moi, je serai présent, et d’un air enfantin, Nous nous recouvrerons, emplis d’ostentation.
Donc pour ce retour convenons d’un horaire, En précisant le jour et le mois et l’année, En s’assurant de plus qu’aucun folliculaire, Nous surprenne tous deux sous sa plume damnée.
Notre Dame des Neiges qui ne nous connaît pas, En premier jour d’été, nous verra s’esbaudir, J’arborerai pour toi, ce que tu découpas, Au terme du sabbat de Fès et d’Agadir.
En l’an deux mille sept en finale relance, A l’aube de ce jour le matin de jeudi, Le vingt et un juin luira de rutilance, Sous le soleil zénithal quand il est midi.
La balle dans ton camp se trouve maintenant, Pénultième prière de l’imploration, Il se fait tard je pars, et tout en contenant, Mon ultime demande sans modération.
Que tu y sois ou pas, ma peine terminée, Dans les deux cas j’irai t’attendre d’un pied ferme, Non venue l’attendue, verra mine minée, Mais l’attendue venue, verra plaie qui se ferme.
Pour chasser hors de moi l’usante imprégnation, Qui me tenaille qui, m’empêche, m’interdit, Je bougonne, je rage de l’assignation, Qui eût fait de nous deux un couple ; il se dit !
22/09/2002 .................................................
L'étranger
Qu'il semble étrange l'étranger, Et ses habits et son bagage, Va-t-il longtemps nous déranger? Je vais lui dire qu'il dégage.
Ce monologue dépité, Est émis par des imbéciles Qui oublient que l'humanité Grouille de personnes dociles.
Tout à l'opposé du damier, Où noirs et blancs sont adversaires Je voudrais qu'il soit coutumier Que nous soyons tous émissaires.
La connerie est répandue, Au sud, au nord et au levant Au couchant aussi, elle est due Aux réfractaires s'élevant.
A tout le moins il est un plus, L'étranger et son exotisme Ajoutant aux nôtres ses us, Avec un soupçon d'égotisme.
Et face à l'incapacité De converser entre voisins L'autochtone de la cité Est plus étranger que cousin.
N'est pas étranger qui le croit Car marquer trop la différence, En véritable référence La voit surgir en tout endroit.
Qu'il est étrange l'indigène, Qui nous accueille; nous invite? Dans une foule hétérogène Il s'empresse d'aller plus vite.
Faudrait-il que nous comprenions Sans pour autant nous déranger Que même lors de nos unions Chacun ici est étranger.
2004 ................................................................
Permissivité
Au nom du progrès et de la libre pensée, Les vieilles habitudes aux aspects ringards, Ont cédé la place à une vague sensée, Rénover nos rapports et changer nos égards.
Le vif du sujet, est dessous le nombril, Et pour être en accord de l’actualité, L’archaïsme croulant, est jeté sur le gril ; Pour désacraliser la sexualité.
Finis les billets doux et les belles missives, Le charme a tant viré dans la banalité, Les accolades vont, par des mœurs permissives, Vous présenter d’emblée, l’horizontalité.
Révolus les instants avec leurs maladresses, Les adeptes du cul, ont repris le flambeau, On peut sans se presser, avoir plusieurs adresses ; Pour des buts avoués, sans le moindre cadeau.
Si d’aventure tu prolonges le séjour, Tout peut cesser dès la première inimitié, Terminé le pardon et sous ce nouveau jour, Tu t’entends proposer la suite en amitié.
S’amouracher est un verbe qui disparaît ; Les sentiments sont remplacés par les ébats, Tout fait feu maintenant et qu’importe l’attrait, Ce qui expliquerait nombre de célibats.
Si à chaque pulsion, surgit un partenaire, Comme un trophée de plus, dans ce nouvel usage, Je ne vois pas cela très extraordinaire ? , « Rien de changé sous le soleil ! », dirait le sage.
Etre l’amant d’un jour, l’amante d’une nuit, Ca ne me convient pas, ce n’est pas mon crédo. J’ai de la propension pour un regard qui luit, Laissant au second plan, ma chère libido.
Ca ne signifie pas, que je sois réfractaire, Aux plaisirs que mes sens réclament quelquefois, J’avoue à ce sujet, et je ne peux me taire, Que je m’y suis donné plus de dix mille fois.
Je me passe aisément, de tous ces soubresauts, Qui mettent en avant le plaisir corporel, En ce qui me concerne, je proscris ces assauts, A l’avantage de l’amour intemporel.
Mais l’écho dans l’amour, n’est pas petite affaire, Car la dualité, irrite l’existence, Le refuge du cœur, a de quoi satisfaire, Etre un aimant aimé, quelle douce sentence.
1986 ...............................................................................
Trois 7 en Ardèche
Le six au soir je devrai régler mon réveil Exceptionnellement en suivant ce précept’ Pour que l’Ardèche avec moi d’un seul éveil Ce lève tel un seul homme à sept heures sept…
Car en effet le sept du septième mois Le département des Helviens numéroté En compte du total des vies du chat siamois Mérite ce chant non chauvin sans cruauté…
Que mes parents, mes grands parents, mes ascendants Dans leurs repos entendent leur progéniture, Qui clame haut à ceux qui sont leurs descendants Cette date symbolique sans fioriture…
Les gens qui vivent dans cette contrée magique, Superstitieux quand cela devient nécessaire Tournent sept fois leur cœur pour qui nostalgique Cette date qui n’est pas un anniversaire.
Quand les événements surgissent à Privas ; En cette bourgade, cité préfectorale, Peuple du lieu jadis de tant tu te privas Revanche toi ce jour en chantant en chorale…
Les pierres pourraient nous conter en leurs mémoires, Les sept lieues en sept notes musicales, Irisées des sept couleurs que le temps et les Moires Gravèrent dans son coeur tant furent les escales…….
Déjà dans le recul de l’épopée humaine, Les anciens de Chauvet en s’installant ici, Comprirent cet espace, en firent leur domaine, Je t’en prie cher lecteur, souviens toi de ceci…
Hannibal lui aussi, se posa ébahi, Dans la vallée du Rhône, cette plaine verdie, Sans que jamais l’endroit ne l’ait rompu, trahi, Seuls les hommes s’entêtent, toujours et sine die….
Ardèche me vit naître, sur son sol accueillant, Mais elle sait qu’aucun prophète en sa contrée, Ne changera le cours du destin effeuillant, Et ma pensée vers toi, seule s’est rencontrée.
Cette fois pour finir, c’est dessus sept sets, Que sept fois servi le pain, le vin et l’eau ; Sept copains s’étonneront qu’il fallait cett' Date des sept, sept, qui s’en va à vau lau…
7/7/7 ..................................................................................
Puisque vous aimez (inédit)
Puisque vous aimez les vers; Ne me tournez plus le dos Montrez moi aussi l'avers En mangeant un tournedos...
Puisque des larmes bleutées Glissèrent sur le visage, Vous pouvez les mains ôtées Accepter ce doux présage...
Un poète masculin; Pour apaiser tous vos maux Ne jouera pas au malin En vous offrant des émaux...
Puisque vous aimez les vers Que je sois roi fleur de lys Pour vous menez au travers De votre coeur Anaaellys! 2001 ...................................................................................
Et vous là bas… (inédit)
En contre bas d’un château fort vous, décidée Alliez d’un pas sûr chez un coiffeur voisin Sans doute vos cheveux, saisissez mon idée Vous semblez un peu long la nuit sur le coussin ?
Quand le château de Die, imposant son histoire A deux quidams venus le longer pour un but Pour un rite connu chez un coiffeur notoire Afin d’égaliser la coiffe en rebut…
Et vous et moi ma foi, assis et nous jouxtant Echangèrent des mots assez généralistes La mixité des fois, défait en prétextant Le concert des avis et des sujets en listes.
Or sans nous démonter, nous parlâmes et puis ; Ma tignasse finie je dus vous quitter là, L’envie subreptice que vous savez depuis Fut de vous dédier une ode que voilà.
Reste ce souvenir d’une femme casquée ; Qui avait demandé avec fière allure Une teinte auburn, elle s’est démasquée Car je l’ai reconnue grâce à sa chevelure.
En effet en sortant du salon bien plus tard Je vous ai appelé en presqu’et vous la bas En vous donnant ce pli en temps et sans retard Votre si doux merci, laissèrent gens babas…
Mars 1999 (Die en Drôme)
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Le palimpseste (inédit)
Quand il ne restera que des restes, du reste Et qu’un fin découvreur mettra la main dessus, Je renaîtrai ce jour et je m’en irai preste Inspirer le trouveur et l’étonner en sus.
J’évoque savez vous le destin de ces lignes Qui un jour imprimées prêtées à la lecture, Traverseront le temps des usures malignes, Avec autant d’éclat que toute architecture.
Devenu parchemin couvert de moisissure, L’effacement de mots alourdira l’énigme Un tenace lettré saura dans la mesure Déchiffrer et combler le moindre paradigme.
Je lui confie ici un peu de mon espace, Les gens si saturés ignorent le loisir, Ils viennent et ils vont imitant le rapace, Au détriment toujours de l’envie ; du plaisir.
Juin 2007 ...................................................................................
L’automate (inédit)
Étrangement songeur, immobile statue, Le regard fixateur et si lointain pourtant L’animateur tout proche déçu s’évertue En lui lançant amène un bonjour épatant…
Stoïque cependant reste cet automate Rien qui ne semble vie ne parait en surgir Et son habit au vent, couleur rouge tomate, Le laisse si figé qu’il ne peut réagir.
Une nouvelle fois la voix articulée Renouvelant bonjour en espérant un signe Mais rien n’y fait bon sang, la main gesticulée Par ses soins flotte en l’air alors il se résigne…
En se désespérant, grommelant mécontent Il précise bougon à l’être impassible, Qu’il ne parlera plus aussi qu’il a parié Que la motricité pour lui est impossible.
Esquissant un rictus, sourire d’ironie La tête remuant les épaules hochant En s’animant d’un coup en art de synchronie L’automate se meut d’un geste ébauchant
Métronomiques pas, si cadencés, rapides Robot inanimé quelques instants avant S’approche de l’auteur des paroles cupides Qui fut dindon c’est sur de ce conte d’enfant… Après midi du 29/7/7 ..................................................................................
Les demi-lunes (inédit)
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